Commerce de gros
Perspectives d'emploi
Les perspectives d'emploi dans le secteur du commerce de gros sont globalement bonnes puisque les opportunités d’emploi, principalement en périphérie bruxelloise, y sont nombreuses. Le secteur va connaître des transformations importantes, notamment portées par la transition numérique et le développement de l’intelligence artificielle, ce qui devrait avoir des impacts sur toute une série de métiers. Cette section présente les grandes tendances qui devraient s'observer dans le futur.
Contexte socio-économique
Les principales activités du commerce de gros consistent à acheter, entreposer, vendre et livrer des produits de différentes natures à leurs clients qui sont des commerces de détail, mais aussi d’autres entreprises (utilisateurs professionnels, collectivités, commerces de gros, etc.). Les commerces de gros peuvent également mettre en relation les acheteurs et les vendeurs.
En Région bruxelloise, l’emploi salarié dans le secteur diminue depuis maintenant plusieurs années, alors qu’il progresse en Wallonie et en Flandre, et notamment en périphérie bruxelloise. La tendance à la diminution de l’emploi salarié à Bruxelles s’explique entre autres par la délocalisation d’une partie des activités, les entreprises du secteur ayant besoin de grands espaces de stockage, à un coût plus abordable, tout en restant proches de Bruxelles. Des opportunités d’emploi existent dès lors en périphérie bruxelloise, voire au-delà.
Elles existent aussi à Bruxelles où les employeurs continuent et continueront à recruter, notamment pour remplacer une partie de leur personnel vieillissant qui partira à la retraite dans un futur plus ou moins proche. En outre, les employeurs ont régulièrement difficiles à recruter des candidats, notamment pour les métiers en lien avec le transport et la logistique (par exemple, conducteur de camion ou magasinier) ou le commerce (par exemple, dans le domaine de la représentation commerciale ou du support à la vente). Les perspectives d’emploi pour les personnes formées ou souhaitant se former à ces métiers seraient ainsi plus favorables.
Transition numérique
La transition numérique est à l’œuvre depuis plusieurs années dans le secteur.
Cette transition s’est notamment traduite par le développement d’une offre en ligne pour vendre leurs produits à leur clientèle, avec, dans le même temps l’émergence de plateformes permettant à leurs clients d’acheter directement aux fournisseurs. Il en résulte une concurrence accrue au sein du secteur et une possible diminution du nombre d’intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs. Comme autre exemple, on relèvera les systèmes de CustomerRelationship Management (CRM) qui permettent de mieux gérer les relations et interactions avec leurs clients actuels ou potentiels. Ces systèmes concernent plus particulièrement les métiers en charge du marketing, du service à la clientèle, de la gestion des stocks ou encore de la vente et du support à la vente.
A l’avenir, le secteur devrait continuer à intégrer de plus en plus de technologies innovantes, dont certaines permettraient de simplifier le travail dans les entrepôts logistiques et de réduire la pénibilité d’une série de tâches.
Parmi ces technologies en lien avec des équipements physiques, on relèvera les robots logistiques, par exemple pour préparer les commandes, pour réceptionner les marchandises ou les transporter dans l’entrepôt, etc. On relèvera aussi les drones pour transporter et livrer les marchandises, mais qui sont encore au stade expérimental. S’il est prématuré de conclure à une diminution de l’emploi, elles devraient demander l’acquisition de nouvelles compétences numériques.
Par ailleurs, l’intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives. A titre d’exemple, elle devrait stimuler davantage l’automatisation des processus logistiques grâce notamment à la réalisation d’analyses prévisionnelles de la demande ou des livraisons afin d’optimiser la gestion des stocks et de l’approvisionnement. De même, certaines tâches administratives routinières, comme la facturation, la gestion des commandes ou le calcul des itinéraires, pourraient être davantage automatisées. Par ailleurs, les modèles prédictifs reposant sur l’intelligence artificielle devraient permettre d’optimiser les stratégies commerciales à mettre en œuvre en vue notamment d’une meilleure anticipation de la demande et d’une plus grande personnalisation de l’expérience client.